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Tout savoir sur l'apnée du sommeil

Mis en ligne le 28 nov. 2022
Tout savoir sur l'apnée du sommeil

Vous vous sentez fatigué dès le matin et vous endormez fréquemment dans la journée, votre conjoint se plaint de vos ronflements, vos réveils nocturnes sont fréquents avec une sensation de mal respirer ? Peut-être souffrez-vous d’apnée du sommeil, ou “syndrome d’apnées–hypopnées obstructives du sommeil” (SAOS).

 

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ? 

L’apnée du sommeil se présente sous forme d’arrêts involontaires de la respiration pendant le sommeil. Elle survient généralement chez les personnes en surpoids, plutôt âgées ou qui ronflent de façon importante.

Ces pauses respiratoires durent généralement de 10 secondes à 30 secondes. Elles surviennent plusieurs fois par nuit, à une fréquence variable. La médecine estime qu’elles sont problématiques lorsqu’il y en a plus de 5 par heure. Dans les cas sévères, elles se manifestent jusqu’à plus de 30 fois par heure. En France, le SAOS, ou syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil, toucherait 4 % de la population. 

Les apnées déclenchent des « micro-réveils » qui dégradent la qualité du sommeil. Les symptômes les plus fréquents sont donc ceux qui résultent d’un sommeil fragmenté et de mauvaise qualité : une fatigue importante pendant la journée, des somnolences diurnes, des ronflements, des maux de tête au réveil, de l’irritabilité, une sensation d’étouffement la nuit...

Attention : ne pas confondre ronflement et apnée. Le ronflement ne constitue pas  un problème de santé en soi et s’accompagne rarement de pauses respiratoires. Environ 30 % à 45 % des adultes sont des ronfleurs réguliers. 

 

Quelles sont les causes de l’apnée du sommeil ? 

Dans la majorité des cas, le SAOS est dû à un relâchement de la langue et des muscles de la gorge, qui obstruent les voies respiratoires supérieures. L'apnée centrale du sommeil est quant à elle liée à une cause neurologique, il s’agit d’une forme plus rare. La plupart des personnes diagnostiquées souffrent d’une apnée du sommeil « mixte », avec une alternance d’apnées obstructives et centrales.

L’usage de somnifères, de narcotiques ou d’alcool constitue également un facteur de risque.

 

Comment détecter l’apnée du sommeil ?

Le diagnostic de l'apnée du sommeil est fait en deux étapes.

La consultation médicale

Lors de la consultation médicale, le médecin demande au patient de préciser les troubles qu'il ressent ou que son entourage a constatés. Si nécessaire, il propose de tenir un journal du sommeil, dans lequel il précise les heures de perturbations diurnes et nocturnes.

Pour poser un diagnostic de somnolence diurne, le médecin dispose de plusieurs échelles d’évaluation, dont celle d'Epworth. Elle est consultable sur le site reseau-morphee.fr. Un examen ORL (oto-rhino-laryngologique) est nécessaire. Il recherche une obstruction des voies respiratoires : langue, luette ou amygdales volumineuses, nez bouché, mandibule trop petite...

Le médecin recherche des facteurs de risque cardiovasculaire souvent liés à l'apnée du sommeil, notamment l’hypertension artérielle et le surpoids (en calculant l'IMC et en mesurant le tour de taille).

Le bilan du sommeil

Si l'apnée du sommeil est suspectée, le médecin demande un avis médical spécialisé et d’autres tests, notamment un bilan du sommeil. On peut le pratiquer dans des unités du sommeil, où diverses mesures objectives sont réalisées.

Les enregistrements du sommeil  peuvent être effectués selon deux techniques différentes.

  • La polygraphie ventilatoire nocturne : elle enregistre, pendant au moins 6 heures, l'électrocardiogramme, les mouvements respiratoires et le flux d'air entrant et sortant par les narines. Un capteur placé au niveau d'un doigt permet d'analyser la saturation en oxygène du sang et ainsi de détecter des baisses de saturation lors des apnées et des hypopnées.
  • La polysomnographie, plus complète que la polygraphie, est un examen approfondi qui n'est pas systématiquement prescrit. Il s'agit d'un enregistrement du sommeil réalisé soit sur une nuit, soit sur 24 heures. Il peut se faire à l’hôpital pendant une nuit. En plus des investigations précédentes  (électrocardiogramme, mouvements respiratoires, débit d'air entrant et sortant par les narines et mesure de la saturation du sang en oxygène), cet examen permet d'analyser la qualité du sommeil grâce à l'enregistrement de plusieurs paramètres, obtenu à l'aide d'électrodes placées au niveau du crâne et de diverses parties du corps. Il analyse l'activité cérébrale (par électro-encéphalogramme), l’activité musculaire des jambes et du menton (électromyogramme), les mouvements oculaires (électro-oculogramme). Ces données permettront de suivre et d'identifier les différentes phases du sommeil et sa qualité : micro réveils, sommeil perturbé et fragmenté, présence de pauses respiratoires, mouvements périodiques des membres inférieurs, etc La polysomnographie confirme le diagnostic d’apnée du sommeil, évalue sa sévérité (nombre, durée et gravité des apnées et hypopnées) et analyse leur effet sur le sommeil.

 

Les complications possibles de l’apnée du sommeil 

À long terme, l’apnée du sommeil a de nombreuses répercussions sur la santé si elle n’est pas traitée :

  • Maladies cardiovasculaires. Sur la durée, les apnées sont associées à un risque accru de problèmes cardiovasculaires, tels que l’hypertension, les AVC, les infarctus du myocarde (crise cardiaque)... 
  • Dépression. Les apnées du sommeil entraînent un manque de sommeil, de la fatigue, le besoin de faire des siestes et de la somnolence. Les personnes atteintes par ce syndrome voient leur qualité de vie diminuée, souffrent d’isolement et peuvent tomber en dépression. 
  •  Accidents. Le manque de sommeil induit par les apnées augmente le risque d’accidents, en particulier d'accidents du travail et de la route.

  

Est-ce que l’apnée du sommeil peut disparaître ? 

À ce jour, il n’existe pas de traitements médicamenteux proprement définis pour guérir de ce syndrome, mais seulement des solutions mécaniques (masques à porter la nuit par exemple). Il est conseillé de consulter un médecin qui vous vous dirigera vers un centre ou hôpital spécialisé dans l’étude du sommeil. En attendant, vous pouvez tenter de réduire naturellement leurs fréquences.

La meilleure manière de lutter contre ce relâchement musculaire lié au sommeil est la pratique d’une activité physique, une alimentation saine au quotidien afin d’éviter le surpoids et la sédentarité. Une perte de 10 % du poids réduit de 26 % la gravité (fréquence et durée) des apnées.

Évitez le tabagisme, la prise de somnifères et l’alcool le soir, qui sont des facteurs susceptibles d’augmenter le syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Mieux vaut également dormir sur le côté pour des raisons anatomiques. Le rétrécissement des voies respiratoires est effectivement maximal lorsque vous dormez sur le dos. Dormir en chien de fusil permet souvent de réduire les apnées du sommeil. Il existe des pyjamas spéciaux (avec une balle cousue dans le dos) qui empêchent de se remettre sur le dos pendant la nuit ! Vous pouvez aussi surélever la tête de votre lit, pour avoir le cou et le torse légèrement inclinés pendant la nuit (par exemple, en mettant des cales sous les pieds du lit). Cela favorise l’ouverture des voies respiratoires et peut être efficace en cas d’apnées légères.

 

Comment réduire naturellement les apnées du sommeil ?

 

Les médecines douces 

Compléments alimentaires

Les compléments alimentaires sont un excellent compromis pour améliorer la qualité du sommeil et réduire le temps d’endormissement. Les produits formulés à partir de mélatonine et de plantes reconnues pour leurs propriétés relaxantes vous aideront à combattre efficacement les insomnies ou autres troubles du sommeil pour une nuit régénératrice.

Si vous vous posez des questions, parlez-en à votre médecin traitant ou à votre pharmacien.

Plantes et huiles essentielles

Certaines plantes et huiles essentielles sont reconnues pour leurs propriétés apaisantes et sédatives. Elles améliorent de manière naturelle la qualité du sommeil. 

  • Par exemple, les huiles de camomille et de lavande vont œuvrer pour un meilleur sommeil. 
  • Les vertus calmantes de la valériane et ses effets relaxants permettent souvent de dormir sans soutien médicamenteux. 
  • Le coquelicot est réputé pour ses vertues adoucissantes. La plante contient de la rhœadine, un alcaloïde à visée sédative. Les bienfaits apaisants du coquelicot soulagent naturellement les troubles du sommeil. On le trouve en gélules et en comprimés. Ses fleurs sont utilisées en infusion.
  • L’eschscholtzia de Californie, également connue sous le nom de pavot de Californie, contient des alcaloïdes aux effets sédatifs. Il s’avère précieux pour améliorer la qualité de vos nuits, notamment en facilitant l’endormissement. 
  • La passiflore est souvent utilisée en phytothérapie pour ses propriétés bénéfiques sur les troubles du sommeil. Elle participe notamment au repos, à la sensation de calme et à une meilleure relaxation.
  • La riboflavine, dont l’appellation scientifique est la vitamine B2, contribue notamment à protéger les cellules contre le stress oxydatif et à réduire la fatigue. Elle provient principalement des aliments d’origine animale : produits laitiers et abats sont les plus riches, mais les œufs, viandes et poissons en contiennent également ! Quant aux aliments d’origine végétale, les légumes verts en sont bien pourvus.
  • Enfin le magnésium, est un des minéraux essentiels à l’organisme. Ses rôles sont multiples et indispensables. Il contribue à un fonctionnement normal du système nerveux et à sa relaxation et aide à mieux dormir. On en trouve dans les noix et oléagineux (noix du Brésil, amandes, noix de cajou, noix…), le chocolat noir, les légumineuses (soja, haricots blancs, lentilles, pois...), certaines eaux minérales.
  • Parmi les plantes adaptogènes, on trouve également le chanvre composé de différents cannabinoïdes, particulièrement indiqué comme remède naturel pour lutter contre le stress et le sommeil (cliquez ici pour lire notre article à ce sujet)

 

Les Pratiques complémentaires qui soulagent l’apnée du sommeil

Certaines activités favorisent la respiration, la détente et la relaxation. Leur pratique est une bonne façon de lutter contre les apnées du sommeil. Des techniques ancestrales telles que le yoga et le taï-chi se concentrent sur le souffle. S'entraîner quelques minutes par jour suffit à améliorer les capacités respiratoires. C’est un bon moyen de retrouver un sommeil doux et de réduire le nombre d’apnées nocturnes.

La cohérence cardiaque serait également bénéfique pour les personnes souffrant d’apnée du sommeil mais aussi pour celles qui ronflent. La respiration en cohérence cardiaque procure très rapidement un effet apaisant, un sentiment de calme, de sérénité, de bien-être. En pratique, on respire 12 à 15 fois par minute au repos. Notre rythme cardiaque varie en permanence et permet à l’être humain de s’adapter rapidement aux différentes situations de son environnement. La cohérence cardiaque, n’est pas une respiration spontanée. Avec cette technique, on respire 6 fois de suite par minute, soit de manière volontaire et régulière. Chaque fois que l’on inspire, le cœur accélère et stimule le système sympathique, et à l’expiration, il ralentit et stimule le système parasympathique.

Avant de consulter un thérapeute spécialisé, vous pouvez tester cette pratique en téléchargeant des applications gratuites sur votre téléphone comme Respirelax+

 

 

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